MAUX D'ELLES

Garder le tête froide et nager en eau trouble

Oublier les brimades, les menaces qui redoublent

Tu voudrais pour un soir, laisser le mètre ruban

Tout au fond d’un tiroir, redevenir enfant

 

Déboulé de gambettes sous l’oeil d’un demi-dieu

Pour ce serpent à sornettes, tu brilles de mille feux

Défilé de squelettes, t’as l’air à l’agonie

Moi j’ai juste une requête, c’est quand qu’tu souris ?

A 14 ou 15 ans, on t’a vendu des mirages

Trop naïfs tes parents, t’ont simplement mise en cage

Ton destin aujourd’hui, pas vraiment une vie de rêve

Sur les podiums tu souris, sur les podiums marche ou crève*

 

Cet art cette doctrine, saccage et désempare

Mais bien sur illumine, la vie des snobinards

Et ces milliers d’euros, dépensés pour du vent



Je dédis ce pamphlet, à l'inutilité

De la haute couture et suicidées futures

 


AUGUSTIN

T’as quitté Mende ce matin, la frayeur dans les yeux

Tu n’savais pas Augustin, qu’on t’appellerai Monsieur

Comme un bon samaritain, tu pars pour mourir

T’es pas peu fier Augustin mais …. t’as perdu ton sourire

 

T’ES PAS R’VENU AUGUSTIN, EN CE JOUR DE FÊTE

TU AS REÇU CE MATIN DU PLOMB DANS LA TÊTE

T’ES PAS R’VENU AUGUSTIN, LEUR SOIF DE CONQUETE

A FAIT TON FILS ORPHELIN, ET SONNER TA DEFAITE

 

Sur ton chemin, plus de dames, mais du sang et des larmes

dans ton refrain que des drames, du bruit du vacarme

Elle finit mal ton histoire, en ce jour de gloire

Merci Nivelle et consort, adieu mes trésors